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Je peux écrire mon histoire

Coll l

On 05, Mai 2014 | Dans | By guillaume

Je peux écrire mon histoire

Abdulmalik Faizi n’avait pas seize ans lorsqu’il a été confié à un premier passeur à Kaboul, en juillet 2008. Originaire de la région d’Orozgân dans le centre de l’Afghanistan, issu de la communauté hazara, il a été obligé de fuir sur les routes pour échapper à la pression islamiste.
Quand Abdulmalik a été jeté sur les routes, il sortait de l’enfance. Très vite, il a appris à ravaler ses larmes, à esquiver les coups et à surmonter la peur. À plusieurs reprises, il aurait pu y laisser sa peau. Dans les caves de Téhéran, dans les montagnes turques ou les caches d’Istanbul, dans les hôtels miteux d’Izmir ou d’Athènes, dans les bidonvilles de Patras, sur un quai de Milan ou enfin dans le labyrinthe de l’administration française, Abdulmalik a surmonté toutes les épreuves. Après des mois d’errance, il a échoué à Mulhouse, en avril 2009. Ce livre est la reconstitution minutieuse de son incroyable périple.


Le récit ne s’appuie sur aucune note. Les faits sont suffisamment traumatisants pour marquer à jamais l’esprit de ce fils d’épicier, bon élève, et qui au terme de neuf mois d’un voyage forcé en camion, train ou bateau débarque à Mulhouse où son dernier passeur qui lui promettait la Finlande s’est soudainement éclipsé… L’avenir reste incertain mais son horizon s’éclaire déjà. Avec Je peux écrire mon histoire, Abdumalik a mis des mots sur ses maux. “Ce livre me permet de tourner la page et de rêver à nouveau” sourit-il du haut de ses 21 ans.
David Geiss

Les récits de ces mineurs étrangers isolés sont rares et donc précieux. Celui que nous propose Faizi Abdulmalik est à la fois surréaliste et étourdissant. À suivre son incroyable périple depuis son Afghanistan natal où toute sa famille a été massacrée par les Talibans, jusqu’au lycée Charles-Stoessel à Mulhouse, on mesure la force, le courage et la détermination qui lui a fallu pour surpasser les épreuves endurées.
Jacques Trémintin, Lien social